Inaptitude : 5 % des fonctionnaires pensionnés retravaillent
Plus de 4 200 fonctionnaires belges pensionnés pour inaptitude physique exercent encore une activité. Ce constat relance le débat sur la réintégration et l’adaptation du travail.
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Plus de 4 200 personnes ont repris une activité
En Belgique, plus de 4 200 fonctionnaires statutaires parmi près de 85 000 bénéficiaires d’une pension pour inaptitude physique exercent encore une activité professionnelle, au moins à temps partiel. Cela représente environ une personne sur vingt.
Ces données montrent que la reconnaissance d’une inaptitude à poursuivre une fonction déterminée ne signifie pas nécessairement l’impossibilité d’exercer toute activité. Les capacités restantes, l’environnement de travail et la souplesse de l’organisation peuvent jouer un rôle déterminant.
Des formes de travail jugées plus souples
Parmi les personnes pensionnées pour inaptitude qui travaillent encore, près de 37 % ont choisi une activité indépendante, plus de 34 % occupent un flexi-job et 32 % travaillent comme salariés. Certaines combinent plusieurs statuts, ce qui explique que ces proportions ne constituent pas des catégories totalement distinctes.
Le travail indépendant et les flexi-jobs peuvent offrir davantage de latitude concernant les horaires, le rythme, les missions ou la charge de travail. Cette souplesse peut faciliter une reprise progressive et mieux adaptée à l’état de santé de la personne.
Repenser l’inaptitude autour des capacités restantes
Ces chiffres alimentent le débat sur les départs trop rapides du marché du travail et sur la place accordée à la réintégration. Une personne peut ne plus être en mesure de reprendre son ancien poste tout en conservant des compétences mobilisables dans une fonction adaptée.
Une politique de maintien en emploi peut notamment s’appuyer sur des aménagements raisonnables, une réorganisation des tâches, un horaire progressif, le télétravail lorsque la fonction le permet, un accompagnement médical et professionnel ainsi qu’un dialogue régulier avec l’employeur.
L’enjeu consiste à éviter une approche uniforme. Une reprise ne doit pas être imposée au détriment de la santé, mais construite à partir des possibilités réelles, des limites médicales et du projet de la personne.
Une réforme belge en cours
La Belgique réforme parallèlement le régime de l’inaptitude physique dans la fonction publique. La loi sur les pensions adoptée le 28 mai 2026 et publiée au Moniteur belge le 1er juin 2026 organise la suppression progressive de la pension pour inaptitude physique et son remplacement par un système davantage orienté vers l’incapacité de travail, l’invalidité et la réintégration.
Cette évolution renforce la nécessité de proposer des parcours individualisés. L’objectif ne peut se limiter au retour à l’emploi : il doit aussi garantir la sécurité financière, la continuité des soins et le respect du rythme de chaque personne.
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« Cet article a été élaboré avec l’appui de l’intelligence artificielle ChatGPT-5 et soumis à une relecture critique par l’équipe d’Autonomia, afin d’assurer exactitude et pertinence. »